Gérer le dysfonctionnement cognitif (démence) chez le chien et le chat

Gérer le dysfonctionnement cognitif (démence) chez le chien et le chat
Crédit : uyula.com

Le syndrome de dysfonctionnement cognitif, parfois appelé « démence » de l’animal, touche une part importante des chiens et des chats très âgés. Il ne se guérit pas, mais son évolution peut être ralentie et le quotidien de l’animal, comme celui de la famille, nettement amélioré.

Reconnaître les signes

Les changements apparaissent progressivement et sont souvent attribués à l’âge. Les plus courants :

  • Désorientation : l’animal se perd dans la maison, reste coincé derrière un meuble, attend du mauvais côté de la porte.
  • Changements dans les relations : il recherche moins le contact, ou au contraire le réclame sans cesse.
  • Troubles du sommeil : il dort le jour et s’agite la nuit, déambule ou vocalise.
  • Malpropreté chez un animal propre jusque-là.
  • Moins d’activité ou au contraire des comportements répétitifs.

Chez le chat, les miaulements forts la nuit sont un signe fréquent ; un diffuseur de phéromones est parfois proposé en complément, avec un effet variable.

Écarter les autres causes

Ces signes peuvent aussi venir d’une douleur, d’une perte de vue ou d’audition, d’une maladie rénale, d’une hypertension, d’une hyperthyroïdie chez le chat ou d’une tumeur. Le diagnostic de dysfonctionnement cognitif se pose après avoir exclu ces maladies. Un bilan vétérinaire est donc indispensable, d’autant que certains traitements et des aliments spécifiques peuvent aider.

Adapter la maison

Une maison prévisible rassure. Gardez les meubles, la gamelle et le couchage à leur place. Bloquez les endroits où l’animal se coince, comme l’arrière d’un canapé, et fermez l’escalier avec une barrière de sécurité. Une veilleuse et des repères au sol aident un animal qui se réveille désorienté ; une lumière bien réglée sur la journée l’aide aussi à retrouver un rythme.

Garder une routine et de la stimulation

Des horaires réguliers pour les repas, les sorties et le coucher structurent la journée, et une routine adaptée à ses limites l’occupe sans le fatiguer. Des activités adaptées, comme les jeux de fouille, l’apprentissage de petits tours ou des promenades lentes dans des lieux variés, entretiennent les capacités de l’animal. Les jeux de réflexion et de fouille conviennent bien, même à un chien qui marche peu.

Les nuits agitées

L’agitation nocturne est souvent ce qui épuise le plus la famille. Une activité en fin de journée, une dernière sortie et un couchage confortable près de vous peuvent l’apaiser. Si elle persiste, parlez-en au vétérinaire : des traitements existent. Une routine du soir régulière aide aussi.

Sources

Ces informations sont générales et ne remplacent pas l'avis de votre vétérinaire, qui connaît votre animal. En cas de douleur, de refus de manger ou de boire, de plaie qui évolue mal ou de difficulté à respirer, contactez-le sans attendre. En savoir plus.

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