
Pendant la convalescence, il est normal de s’inquiéter au moindre changement. Certains signes justifient pourtant un appel immédiat, de jour comme de nuit. Les connaître à l’avance permet de réagir vite, sans hésiter.
Les signes qui imposent d’appeler tout de suite
- Respiration difficile : bouche ouverte chez un chat, respiration rapide au repos, gencives bleutées ou très pâles.
- Saignement abondant ou qui ne s’arrête pas après quelques minutes de compression.
- Plaie qui s’ouvre largement ou laisse voir des tissus sous la peau.
- Abattement profond, animal qui ne se lève plus, ne réagit plus ou s’effondre.
- Vomissements répétés, surtout s’il ne garde pas l’eau, ou ventre gonflé et dur.
- Convulsions, perte d’équilibre brutale, paralysie nouvelle.
- Douleur intense malgré les antidouleurs : cris, agitation, refus d’être touché.
- Chat mâle qui force pour uriner sans résultat.
- Absence totale d’urine depuis une journée.
Les signes qui demandent un appel rapide
Appelez dans la journée si vous observez : un animal qui ne mange plus depuis plus d’une journée, surtout un chat ; une diarrhée qui dure ; une fièvre ; une plaie rouge, chaude, gonflée ou qui coule ; un pansement mouillé, souillé ou qui a glissé ; une boiterie qui s’aggrave ; un effet inattendu après un médicament. La douleur se manifeste aussi de façon plus discrète.
Savoir qui appeler
Demandez à la sortie de la clinique quel numéro joindre la nuit et le week-end. Beaucoup de cliniques renvoient vers un service de garde ou une clinique d’urgence. Notez ce numéro et l’adresse du service de garde le plus proche avant d’en avoir besoin. En cas d’ingestion d’un produit toxique, un centre antipoison vétérinaire répond aussi.
Préparer l’appel
Ayez sous les yeux le nom des médicaments et l’heure de la dernière prise, la date de l’opération, et ce que vous avez observé, avec l’heure. Un journal de convalescence tenu au jour le jour facilite cet échange. Si vous devez transporter l’animal, faites-le à plat sur une couverture, sans le laisser marcher ; les conseils pour déplacer un animal convalescent s’appliquent.
Ne pas attendre
En cas de doute, appelez. Un appel inutile ne coûte que quelques minutes ; une complication repérée tard peut coûter beaucoup plus.
Sources
- Ordre national des vétérinaires, La prise en charge d’un animal en urgence.
- Ordre national des vétérinaires, Centres antipoison vétérinaires.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas l'avis de votre vétérinaire, qui connaît votre animal. En cas de douleur, de refus de manger ou de boire, de plaie qui évolue mal ou de difficulté à respirer, contactez-le sans attendre. En savoir plus.