Gérer les changements de régime alimentaire liés aux maladies chroniques

Gérer les changements de régime alimentaire liés aux maladies chroniques
Crédit : uyula.com

Maladie rénale, diabète, maladie du foie, troubles digestifs, calculs urinaires : de nombreuses maladies chroniques de l’animal âgé se soignent en partie par l’alimentation. Le changement de régime fait alors partie du traitement, et sa réussite dépend beaucoup de la façon dont il est mené.

Un aliment prescrit, pas choisi au hasard

Les aliments vétérinaires « thérapeutiques » sont formulés pour une maladie précise : moins de phosphore pour les reins, des fibres et des glucides adaptés pour le diabète, une composition qui limite certains calculs urinaires. Ils sont prescrits après un diagnostic, et leur intérêt dépend du stade de la maladie. Pour la maladie rénale, par exemple, les recommandations de l’IRIS associent le régime à un stade précis de la maladie.

Ne changez pas d’aliment thérapeutique ni de marque sans en parler : deux produits de la même gamme peuvent ne pas être équivalents.

Faire la transition en douceur

Un changement brutal provoque souvent des troubles digestifs ou un refus. Mélangez progressivement l’ancien et le nouvel aliment sur une à deux semaines, en augmentant peu à peu la part du nouveau. Les chats sont particulièrement sensibles : certains refusent un aliment qu’on leur a présenté quand ils avaient des nausées. Si votre chat est malade et ne mange plus, attendez qu’il aille mieux avant de changer son alimentation, en accord avec le vétérinaire.

Pour rendre le nouvel aliment plus appétent, tiédissez la pâtée et proposez-en de petites quantités fraîches ; l’odeur aide à relancer l’appétit.

Ce qui accompagne le régime

  • L’eau compte autant que la nourriture dans plusieurs maladies, en particulier rénales et urinaires. Les conseils pour faire boire davantage un animal âgé s’appliquent.
  • Les friandises et restes de table peuvent annuler l’effet du régime. Demandez quelles friandises sont compatibles.
  • La texture peut être adaptée sans changer d’aliment, en ramollissant ou mixant les repas.

Suivre l’évolution

Le vétérinaire contrôle régulièrement les analyses et le poids. De votre côté, notez l’appétit, la soif, les selles et le comportement : ces éléments aident à ajuster le régime. Un animal qui mange moins ou perd du poids sous régime doit être revu, car l’aliment le mieux formulé ne sert à rien s’il n’est pas mangé. Le suivi du poids et du muscle permet de repérer les dérives.

Sources

Ces informations sont générales et ne remplacent pas l'avis de votre vétérinaire, qui connaît votre animal. En cas de douleur, de refus de manger ou de boire, de plaie qui évolue mal ou de difficulté à respirer, contactez-le sans attendre. En savoir plus.

À lire aussi

Laisser un commentaire