
Couché presque toute la journée, parce qu’il est paralysé, très affaibli ou en convalescence, un animal peut développer des escarres : des plaies qui se forment là où les os appuient sur le couchage. Elles sont plus faciles à prévenir qu’à soigner.
Où et pourquoi elles apparaissent
La pression continue d’un os sur une surface dure écrase la peau et les tissus en dessous. Les zones à risque sont les points saillants : la pointe de la hanche, le coude, le jarret, l’épaule, le bord de la mâchoire chez un animal couché sur le côté. Les animaux maigres, les grands chiens et ceux qui ne sentent plus leurs pattes sont les plus exposés. L’humidité, liée à l’urine ou à la transpiration, fragilise encore la peau.
Prévenir : changer de position et bien coucher
- Retourner l’animal régulièrement, d’un côté sur l’autre, à un rythme convenu avec le vétérinaire, de jour comme de nuit. Le placer de temps en temps sur le ventre, soutenu par des coussins, soulage les deux côtés.
- Un couchage épais et ferme, qui ne s’écrase pas jusqu’au sol. Un matelas orthopédique fait la différence, recouvert d’une alèse absorbante.
- Garder la peau sèche : changer l’alèse dès qu’elle est mouillée, nettoyer et sécher la peau souillée.
- Rembourrer les points d’appui avec des coussins en anneau ou des pansements protecteurs, uniquement si le vétérinaire le conseille : un pansement mal posé peut aggraver la pression.
Surveiller la peau
Chaque jour, passez la main et regardez les zones à risque. Une rougeur qui ne disparaît pas après quelques minutes sans appui, une peau qui s’amincit, perd ses poils ou se met à suinter sont des signes de début d’escarre. À ce stade, supprimer la pression sur la zone suffit souvent.
Quand la plaie est là
Une escarre ouverte, qui coule, sent mauvais ou s’agrandit doit être soignée par le vétérinaire. Elle peut s’infecter et cacher une plaie plus profonde que ce qu’on voit. N’appliquez pas de crème ou de désinfectant sans son accord. À la maison, les pansements se changent avec les mêmes précautions que pour une plaie opératoire.
Chez un animal paralysé, prévenir les escarres fait partie d’une rééducation plus large.
Sources
- AAFP / ISFM, Feline Nursing Care Guidelines (en anglais).
- MSD Veterinary Manual, Leg Paralysis in Dogs (en anglais).
Ces informations sont générales et ne remplacent pas l'avis de votre vétérinaire, qui connaît votre animal. En cas de douleur, de refus de manger ou de boire, de plaie qui évolue mal ou de difficulté à respirer, contactez-le sans attendre. En savoir plus.