
Après une opération ou pendant une maladie, beaucoup d’animaux mangent moins ou plus du tout. Les premiers jours, c’est fréquent. Au-delà, le manque de nourriture ralentit la cicatrisation et fait fondre les muscles. Quelques astuces aident l’animal à reprendre goût à la nourriture, mais un refus prolongé se traite avec le vétérinaire.
Savoir quand s’inquiéter
Un chat qui ne mange plus du tout pendant plus d’un ou deux jours court un risque réel de maladie du foie : prévenez le vétérinaire sans attendre. Pour un chien, un refus qui dure plus d’une journée ou deux, des vomissements, une diarrhée ou un abattement justifient aussi un appel. La perte d’appétit peut venir de la douleur, de nausées, d’un médicament ou de la maladie elle-même ; il existe des traitements pour chacune de ces causes.
Rendre la nourriture plus attirante
L’odeur compte beaucoup, surtout chez le chat. Une nourriture tiédie, à la température du corps, dégage plus d’arôme qu’un aliment sorti du réfrigérateur. Les pâtées sont souvent mieux acceptées que les croquettes, et un aliment de convalescence vétérinaire, très appétent et riche, peut être prescrit. Proposez de petites quantités fraîches plusieurs fois par jour plutôt qu’une grande gamelle qui reste là.
Évitez de changer d’aliment chaque jour : certains animaux finissent par refuser un aliment qu’ils associent à un moment où ils se sentaient mal.
Le moment et l’endroit du repas
Un animal convalescent mange mieux au calme, loin des autres animaux qui pourraient le déranger, et souvent avec son humain à côté. Certains acceptent la nourriture tendue à la main ou sur un doigt. Une gamelle large et peu profonde convient aux chats qui n’aiment pas toucher les bords avec leurs moustaches. Pour un chien qui a mal au cou, une gamelle surélevée peut aider.
Ce qu’il ne faut pas faire
Ne forcez pas l’animal à manger en lui ouvrant la gueule : il risque d’avaler de travers et de détester la nourriture. Évitez de remplacer son alimentation par des restes de table, du lait ou des aliments gras, mal tolérés après une opération. Ne donnez aucun stimulant d’appétit sans prescription.
Suivre ce qu’il mange
Notez chaque jour ce qu’il a mangé, en quantité approximative. Ce relevé, comme le suivi du poids pendant la convalescence, aide le vétérinaire à décider s’il faut aller plus loin. Quand l’animal ne peut pas se nourrir seul assez longtemps, une alimentation par sonde peut être proposée, provisoirement.
Sources
- AAFP, Feeding Cats: Consensus Statement (en anglais).
- WSAVA, Global Nutrition Guidelines (en anglais).
Ces informations sont générales et ne remplacent pas l'avis de votre vétérinaire, qui connaît votre animal. En cas de douleur, de refus de manger ou de boire, de plaie qui évolue mal ou de difficulté à respirer, contactez-le sans attendre. En savoir plus.