
Après une opération, un accident ou pendant une période de faiblesse, il faut parfois porter son animal : pour monter un escalier, sortir faire ses besoins, entrer dans la voiture. Mal porté, il souffre, se débat et risque une nouvelle blessure. Bien porté, il se laisse faire.
Demander d’abord ce qui est permis
Le vétérinaire sait quelles zones doivent être protégées : une cicatrice abdominale, une colonne vertébrale opérée, une patte plâtrée. Demandez-lui avant la sortie comment porter l’animal et s’il doit rester à l’horizontale. Après une chirurgie du dos, par exemple, la colonne doit rester alignée.
Les petits animaux et les chats
Un chat ou un petit chien se porte contre soi, une main sous le thorax juste derrière les pattes avant, l’autre sous l’arrière-train. Son corps repose sur votre avant-bras, sa tête près de votre coude. Ne le prenez jamais par la peau du cou ni sous les aisselles seules. Pour un chat stressé, une serviette autour de lui limite les gestes brusques. Pour les trajets, une caisse de transport qui s’ouvre par le dessus permet de le déposer sans le tirer.
Les chiens moyens et grands
Au-delà d’une quinzaine de kilos, le portage devient un travail pour deux, ou pour un harnais. Une personne soutient l’avant sous le thorax, l’autre l’arrière sous le bassin, et vous soulevez ensemble en pliant les genoux. Évitez de passer un bras sous le ventre seul : la pression sur l’abdomen est douloureuse.
Un harnais de soutien ou une sangle ventrale aident un chien qui peut encore marcher un peu. Pour un chien qui ne marche plus du tout, une civière improvisée avec une couverture tendue, tenue par deux personnes, est plus sûre que des bras. Pour les gros gabarits, il existe des harnais et poignées de maintien qui répartissent la charge.
Protéger son propre dos
Les lombalgies sont un risque réel quand on porte un chien lourd plusieurs fois par jour. Approchez-vous au plus près, dos droit, et poussez avec les jambes. Ne tournez pas le buste en portant. Si les portages se multiplient, organisez l’espace pour les réduire : un parc de convalescence au rez-de-chaussée, une rampe pour la voiture.
Les signes d’alerte
Un animal qui crie, mord ou se raidit quand on le soulève a mal. Notez la zone touchée et prévenez le vétérinaire, surtout si la douleur est nouvelle ou s’accompagne d’une faiblesse des pattes.
Sources
- INRS, Lombalgies : ce qu’il faut retenir.
- MSD Veterinary Manual, Disorders of the Spinal Column and Cord in Dogs (en anglais).
Ces informations sont générales et ne remplacent pas l'avis de votre vétérinaire, qui connaît votre animal. En cas de douleur, de refus de manger ou de boire, de plaie qui évolue mal ou de difficulté à respirer, contactez-le sans attendre. En savoir plus.